Département Manche
Population 2022
496 815
Transports
10 gares
1 250 arrêts bus
Tourisme & monuments
701 points touristiques
508 monuments
Portrait du département
Au cœur de la Manche, une terre qui relie mer et bocage
Le département de la Manche s’égrène le long d’un littoral souvent dentelé par les rochers et les plages qui font rêver les visiteurs, mais il se révèle aussi par l’intimité des villages et la solidité des réseaux qui irriguent les terres intérieures. Avec 408 communes, 7 gares SNCF et pas moins de 696 arrêts de bus répertoriés, il tisse une vie quotidienne où chaque trajet peut devenir une promenade entre les marais de la Cotentin et les criques battues par le vent. Dans ce cadre, les habitants trouvent des repères évidents, comme les mairies qui déploient leurs services et les lieux France Services qui facilitent les démarches de chacun.
Le patrimoine naturel et l’horizon maritime nourrissent l’imaginaire autant que le quotidien. Sur le rivage, les falaises et les caps offrent des points de vue sur lesquels se lit l’histoire des tempêtes et des marées, et les sites touristiques, au nombre de 487, témoignent d’un territoire où l’on peut passer des heures à observer les nuances de la lumière sur l’eau ou à flâner au fil des marais et des dunes. Au détour d’un chemin, on croise des ouvrages qui racontent des siècles de vie locale et des industries portuaires qui ont modelé les villes et les campagnes.
Ce patrimoine se décline aussi dans les monuments historiques saillants, où l’abbaye fondée à Poilley en 1160 rappelle la force des liens entre les puissances locales et les commanderies monastiques, et où la majesté du Mont-Saint-Michel demeure un cadre mythique qui attire les visiteurs du monde entier. La région abrite aussi des ensembles plus intimes, comme l’abbaye de La Lucerne-d’Outremer et l’abbaye de Cerisy-la-Forêt, qui évoquent les siècles traversés et les transformations architecturales. En parallèle, des vestiges militaires et des campements antiques, comme le camp de Flamanville, résonnent encore des gestes des populations qui ont trouvé là des images de protéction et de résistance face à la mer.
À mesure que l’on progresse dans le territoire, les infrastructures et les services publics renforcent l’élan collectif. Les publics maillent le département par le biais de 416 Mairies, qui s’organisent autour d’un réseau d’associations de communes et de coopérations intercommunales pour proposer des équipements et des actions partagés. Le rôle des gendarmes et des forces de sécurité, avec 40 Brigades de Gendarmerie, se conjugue avec les dispositifs France Services (21) et les missions locales (12), afin d’accompagner les jeunes comme les adultes dans leurs projets et leurs démarches administratives. Les polices municipales (10), les points justice (7) et les services de trésorerie (7) complètent ce maillage, garantissant une présence publique qui rassure et oriente chaque habitant. Dans ces équilibres, les CPAM (6) et les autres services publics indispensables tiennent les liens entre l’action locale et les besoins quotidiens.
Le dynamisme économique se lit dans les chiffres : 3 042 créations d’entreprises en 2024 dessinent une Manche en mouvement, où l’innovation et l’entrepreneuriat se côtoient dans les villes comme dans les campagnes. Cette énergie se manifeste aussi dans les villes choisies pour être mises en lumière et racontées autrement, comme dans l’émergence d’un réseau d’associations de communes qui contribue à fédérer les projets autour des activités culturelles, sportives et solidaires. Dans cette dynamique, les habitants et les associations s’appuient sur des lieux qui parlent à chacun et qui s’enrichissent des échanges entre les générations.
Pour donner corps à cette mosaïque, les villes à mettre en lumière témoignent d’un art de vivre partagé et d’une identité qui se réinvente sans cesse. Ainsi, dans l’esprit d’une offre culturelle et d’un accueil de qualité, on peut se projeter dans Saint-Lô, puis se laisser porter vers les arts et la mer en passant par Granville. Dans les ruelles d’Avranches, on entend les voix des marchés et des associations qui font la vie du quotidien; les canaux humains et les projets intercommunaux s’y croisent avec intensité. La découverte se poursuit dans Carentan-les-Marais, où les paysages marins et agricoles dialoguent, et dans Coutances, qui conjugue patrimoine, culture et services publics de proximité. Le regard se déplace ensuite vers Valognes, vers Saint-Pair-sur-Mer, puis vers les communes plus modestes mais tout aussi vivantes comme Agneaux ou Conde-sur-Vire, qui insufflent l’assurance d’un territoire tourné vers l’avenir. Le chemin passe aussi par Bréhal, Les Pieux, et continue avec Picauville, Isigny-le-Buat, Donville-les-Bains et Agon-Coutainville, des maillons essentiels d’un ensemble vivant et attractif.
Au fil des saisons, les rythmes varient sans renier leur continuité. Les chiffres de sécurité publique et de prévention, avec les cambriolages qui témoignent d’un passé qui s’écrit différemment selon les années — 314 faits diffusés en 2024 — invitent chacun à rester vigilant et à vivre ce territoire avec sérénité. Mais l’élan collectif et l’attention portée aux lieux, aux services publics et aux associations de communes donnent à la Manche sa force tranquille et son esprit d’ouverture, prêt à accueillir les visiteurs curieux et les habitants qui bâtissent chaque jour le cadre d’une vie tournée vers demain.
Et lorsque vous aurez arpenté ces rivages et ces vallons, laissez-vous porter par l’idée qu’une même énergie peut voyager aussi loin que l’Aubrac et la Cordillère. Pour prolonger l’expérience, partez aussi à la découverte de l’Aveyron.
Top communes
Populations (2022)
Créations 2024
Associations
Sécurité / Délinquance
Par défaut seules les données 2024 sont affichées.
33 913 indicateurs diffusés
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Données complètes
Cambriolages de logement
Destructions et dégradations volontaires
Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement
Trafic de stupéfiants
Usage de stupéfiants
Usage de stupéfiants (AFD)
Violences physiques hors cadre familial
Violences physiques intrafamiliales
Violences sexuelles
Vols avec armes
Vols d'accessoires sur véhicules
Vols dans les véhicules
Vols de véhicule
Vols sans violence contre des personnes
Vols violents sans arme
Créations d'entreprises
Monuments historiques
Top 10 parmi 508 référencés
église paroissiale
Avranches • arrêté
14 rue Ormont
Paroisse mentionnée dès le 7e siècle. Le premier édifice, construit au 17e siècle, présentait une tour de façade surmontée de deux dômes. A la demande de la ville, un nouvel édifice reprenant à l'identique le précédent jugé vétuste, est construit en 1843 par l'architecte Cheftel. En 1890, la reconstruction de la tour façade est entreprise par Cheftel fils. Les travaux s'achèvent en 1899. A l'intérieur, la nef est composée d'une colonnade qui reçoit un entablement accueillant la voûte à pénétration. A l'extérieur, la tour présente le passage du massif carré au dôme octogonal surmonté d'un lanternon.
église paroissiale
Avranches • arrêté
place Carnot
Vers 1855, le conseil de fabrique fait appel à l'architecte Théberge pour entreprendre la construction d'une nouvelle église de style néogothique. Il s'agit d'un vaisseau avec une façade à deux tours (flèches inachevées) , transept saillant, choeur à déambulatoire avec chapelle axiale (jamais réalisée). Les travaux s'étendent de 1863 à 1927. L'église avait été pourvue d'un ensemble de verrières signées Duhamel-Marette, détruites par les bombardements de 1944.
monument
Avranches • arrêté
place Valhubert
Désireux d'honorer sur le pont de la Concorde dix généraux morts au combat, Napoléon commanda à Pierre Cartellier une statue du général Valhubert, mort à Austerlitz en 1805. Le modèle en plâtre fut terminé en 1812, le marbre en 1815. Sous Louis XVIII, les statues furent achevées dans une cour des Invalides. A la demande du beau-frère de Valhubert et de la ville d'Avranches, la statue arriva dans la ville en 1829. En 1832, elle fut érigée dans les jardins de l'Evêché. Debout dans son uniforme de général, Valhubert tient dans sa main droite le sabre d'honneur reçu en 1803. A ses pieds est représenté le boulet qui le faucha. La statue mesure 4, 50m de hauteur.
mairie;hôtel de ville
Cherbourg-Octeville • arrêté
1 place de la République ; 2-6 rue de la Paix
En 1851, extension de l'hôtel de ville par la création d'une nouvelle aile au sud-ouest fermant le premier bâtiment de plan en L. Le projet est établi par l'architecte Geoffroy, et comprend au premier étage la grande salle de réunion publique. Une seconde extension est établie au nord de la grande salle par l'adjonction d'un second grand salon, décidée après le passage de l'empereur Napoléon III. Le salon se compose d'une pièce en rotonde pour la communication avec le premier grand salon. Geoffroy en dresse également le plan et établit le décor en stuc des murs et des plafonds.
église paroissiale
Cherbourg-Octeville • arrêté
place Notre-Dame-du-Vu
En 1849, la ville fait appel à l'architecte Lesauvage pour le projet d'une nouvelle paroisse dans le quartier du Voeu. La contribution de ce premier architecte porte sur la réalisation de la façade (sans les flèches) et de la nef (1850-1852). En 1851, la ville le remplace par l'architecte Geufroy. Transept et choeur sont élevés de 1855 à 1857. Les parties hautes des flèches sont achevées en 1863. Les deux grandes verrières des bras du transept sont dues à l'atelier Didron en 1858, consacrées à la Charité et à l'Espérance. Les verrières hautes du choeur sont dues à l'atelier d'Antoine Bessac (1934) ; les verrières des collatéraux et du déambulatoire à Gabriel Loire après la Seconde guerre mondiale. L'ensemble de la statuaire est dû à l'atelier rouennais Bonet.
jardin
Coutances • arrêté
rue Quesnel-Morinière
Prototype des jardins publics aménagés en Basse-Normandie sous le Second Empire.
église paroissiale
Graignes-Mesnil-Angot • arrêté
place de la Mairie
Chargé de dresser le plan de reconstruction du village de Graignes, Guy Pison est également désigné pour la construction dune nouvelle église déplacée, comme lensemble du bourg, au sud de lancien village dont le clocher subsistant de léglise précédente a été érigé en mémorial du souvenir. Placée délibérément sous les auspices de la modernité triomphante, léglise, entièrement construite en béton armé de 1956 à 1960, sinscrit dans un plan longitudinal dont le vaisseau central est rythmé par une série de portiques. La structure laissée apparente arbore différents traitements du béton : banché, bouchardé, lavé, etc. Les dalles de verre de François Chapuis, alternant tonalités chaudes et tonalités translucides, créent un contraste avec le ton monochrome du béton armé.
église paroissiale
Saint-Jean-des-Baisants • arrêté
place de l'Eglise
Pour la reconstruction de léglise de la commune, larchitecte Guy Pison avait présenté en 1952 un projet dune facture moderne, assez proche de léglise de Graignes. Mais devant lopposition du curé qui ne voulait pas de ce « silo », cest un tout autre projet qui est réalisé, par larchitecte Belin originaire de Saint-Lô. Le permis de construire est déposé en 1959 et léglise est achevée en 1962. Lédifice est composé dun vaisseau rectangulaire à portique triangulé venant recevoir un comble à deux versants, tandis quun clocher latéral est surmonté dune flèche, le tout réalisé en granit apparent. Les verrières conçues par François Chapuis et réalisées par Gouffault en 1967 constituent lintérêt principal de léglise et la raison de sa protection. Le programme des verrières est fondé sur lopposition entre les verrières colorées au nord, et les verrières monochromes au sud. Ces dernières sont dynamisées par un réseau très graphique de plombs. Les baies nord évoluent vers lorient depuis des teintes froides vers des tons plus chauds qui culminent au niveau du sanctuaire.
église paroissiale
Le Teilleul • arrêté
place de l'Eglise
Les projets de construction d'une nouvelle église placée au centre du bourg sont dressés par Théberge en 1851. L'église est achevée en 1854 et se rattache au courant néo-normand dont elle se distingue toutefois par plusieurs éléments architecturaux (traitement architectural de la façade avec clocher central et clochetons latéraux). La sacristie axiale affecte un plan circulaire, unique dans la région. Le mobilier est contemporain de l'édifice.
hôtel
Valognes • arrêté
28 rue des Religieuses
Les multiples vestiges d'époques médiévale et renaissance observables parmi les bâtiments de cet hôtel attestent l'ancienneté de son implantation. Mentionné en tant qu'auberge dès 1707, il abritait également un relais de poste. Son hôte le plus célèbre, Barbey d'Aurévilly, y séjourna en 1871 puis régulièrement jusqu'en 1887. A l'intérieur de l'hôtel, il convient de signaler le décor des panneaux peints, réalisés en 1920 par les ateliers d'Alice Courtois, situés dans la salle à usage de café-bar du rez-de-chaussée.